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Notre corps

La peau La peau est l'un des organes les plus importants de notre corps. Elle est aussi appelée tégument (du latin ce qui couvre) mais son rôle va bien au-delà.

La peau est la première défense du corps contre les agressions extérieures et elle joue le rôle de régulateur thermique (maintenir notre organisme à 37°). Elle respire et réagit à notre état de santé général ainsi qu'à l'équilibre hormonal. Elle épure les toxines, amortit les chocs, protège des microbes, participe à la synthèse de la vitamine D. La peau sécrète continuellement du sébum et de la sueur qui ont un rôle protecteur. Le sébum est un corps gras qui empêche le dessèchement de la peau. La sueur, qui est légèrement acide, a une action préventive sur la prolifération des bactéries. A l’état normal, la peau a donc une réaction acide. Le pH d’une peau saine est de 5,5. Ainsi, ce film hydrolipidique composé de sébum, de sueur et d’eau est un bouclier face aux agressions extérieures et joue un rôle essentiel dans l’élasticité et la souplesse de la peau. Toutefois, au cours de la journée le film hydrolipidique se charge de poussières, de cellules mortes, de bactéries, ainsi un nettoyage quotidien est recommandé pour prévenir la prolifération des microbes. Sur la surface de la peau, la kératine et la couche cornée empêchent l’eau de s’échapper de l’organisme.

La peau est constituée de deux tissus superposés : l'épiderme et le derme. Juste sous la peau se trouve le tissu sous-cutané appelé hypoderme.

L'épiderme est la couche superficielle de la peau. Il est composé d’un épithélium stratifié squameux capable de se kératiniser, c’est-à-dire de durcir. Sa fonction principale est de protéger l'organisme contre les agressions extérieures. L’épiderme est avasculaire, c’est-à-dire qu’il ne reçoit aucun apport sanguin. L'épiderme est en renouvellement permanent, selon un cycle kératinocytaire.

 

Il est lui-même constitué de 4 ou 5 couches (selon la partie du corps) :

 

- Couche basale ou couche germinative

Dans la couche basale (couche inférieure de l'épiderme) s'opère la division des kératinocytes qui vont remonter pour mourir à la surface et former la couche cornée. Ils élaborent entre autres du collagène (type 4) et des kératines (types 5 et 14)

- Couche de Malpighi (également appelée : couche des cellules à épines, couche des cellules polyédriques, couche de différenciation, couche épineuse, corps muqueux de Malpighi)

Les kératinocytes remontent et subissent des transformations. Dans la couche à épines, s'opère la synthèse de la kératine, protéine fibreuse qui remplira progressivement toute la cellule. Ils expriment de nouvelles kératines (type 1 et 10).

- Couche granuleuse

Au niveau de la couche granuleuse les kératinocytes deviennent aplatis et contiennent des grains de kératohyaline (kératine associée à la profilaggrine).

- La couche claire, présente uniquement là où la peau est très épaisse et dépourvue de poils, soit sur la plante des pieds et dans la paume des mains.

 

- Couche cornée (compacte, puis desquamante).

Constituée de kératinocytes en fin de cycle (ayant perdu leur noyau et leur organites) "cimentés" par plusieurs types de kératines, de lipides et de céramides, la couche cornée rend la peau imperméable et maintient l'hydratation de l'épiderme. Elle réfléchit plus de la moitié du rayonnement visible et des infrarouges, et filtre une grande partie des UV.

 

Dans l’épiderme sont présents 4 types de cellules :

 

- les kératinocytes (90% des cellules de l’épiderme). Les kératinocytes se divisent dans la couche basale constamment et des millions de nouvelles cellules sont produites quotidiennement. Des cellules filles remontent en subissant des modifications morphologiques et biochimiques, vers la surface de l'épiderme. Ce processus s'appelle la kératinisation. Il dure entre 4 à 6 semaines selon la région du corps. Au cours de leur montée et transformation, les kératinocytes déversent dans l'espace extracellulaire un ciment constitué de lipides, cholestérol, acides gras libres saturés et céramides, qui augmentent la cohésion entre les cellules et contribue au rôle de barrière de l'épiderme. Une fois dans la couche cornée, les kéranitocytes, remplis de kératine, prennent le nom de cornéocytes, et remplacent les cornéocytes qui se détachent de l'épiderme (desquamation) notamment lors de frottements ou du lavage. La couche cornée regroupe donc deux couches de cornéocytes : la couche compacte où les cornéocytes reliés les uns aux autres par les cornéodesmosomes, assure la fonction barrière, et la couche desquamante où la dégradation de ces cornéodesmosomes provoque la desquamation. Les cornéocytes sont des cellules biologiquement mortes mais ils restent actifs car ils sont remplis de kératines, de lipides, d'acides gras et de céramides.

- les mélanocytes sont localisés dans la couche basale de l'épiderme. Ils sont également présents dans la racine des poils, les muqueuses, l’œil et le système nerveux. Ce sont des cellules qui produisent la mélanine au sein de petits "sacs" appelés mélanosomes et participe ainsi à la coloration de la peau. La mélanine est transférée aux kératinocytes dont elle protège le noyau contre les rayons solaires. Les mécanismes intimes du transfert des mélanosomes des mélanocytes aux kératinocytes sont incomplètement compris. Le nombre de mélanocytes diminue avec l'âge, d'environ 10% tous les 10 ans, c'est pourquoi l'exposition au soleil est de moins en moins tolérée avec le temps. Par ailleurs, Les rayonnements ultra-violets (UV) stimulent la mélanogénèse et augmentent le nombre de mélanocytes.

- Les cellules de Langerhans qui proviennent de la moelle osseuse et qui appartiennent au système immunitaire de défense. En particulier, présente dans la couche à épine de l'épiderme. Elles protègent des virus, bactéries, substances chimiques, facteurs d'allergie en capturant les antigènes à la surface de la peau et les présentant aux lymphocytes. Elles repèrent également les cellules anormales et déclenchent leur élimination.

- les cellules de Merkel présentes dans la couche basale sont au contact de fibres nerveuses et joueraient ainsi un rôle dans le toucher.

Aussi appelé Corium.

La barrière entre l'épiderme et le derme est imperméable à toute molécule de taille normale. A la jonction entre le derme et l'épiderme se trouve une structure appelée jonction dermo-épidermique.

Le derme, formé par un tissu conjonctif, est la couche principale de la peau. Il représente environ 90% de l'épaisseur totale de la peau. Il se compose de la zone papillaire, proche de l'épiderme, et de la zone réticulaire, couche la plus profonde de derme. Sa fonction principale est d'être la structure de soutien. Il joue un rôle important dans le phénomène d'hydratation, de thermorégulation et de cicatrisation.

Le derme contient des vaisseaux sanguins et lymphatiques (qui assurent le nutrition de l'épiderme et jouent un rôle dans la thermorégulation et la cicatrisation), les récepteurs nerveux, les follicules pilo-sébacés (la base du poil), les glandes sébacées, qui sécrètent le sébum qui graisse la peau en surface, les glandes sudoripares qui sécrètent la sueur, éliminant ainsi les toxines. Les principales cellules du derme sont les fibroblastes principalement situés dans la zone papillaire. Ces derniers assurent la synthèse de deux fibres protéiques : les fibres de collagène et les fibres d'élastine. Les fibres de collagène permettent une résistance à l'étirement et élaborent le tissu cicatriciel pour réparer les coupures et les écorchures. Elles attirent et fixent l’eau, et contribuent à l’hydratation de la peau. L'élastine est responsable de l'élasticité et de la souplesse de la peau. A mesure que nous vieillissons, le nombre de fibres collagènes et élastiques que nous possédons diminue. Il en est de même pour le nombre de cellules adipeuses dans le tissu-sous-cutané. Le nombre de fibroblastes, lui, diminue de moitié entre 20 et 80 ans.

 

Le tissu sous-cutané, qui se trouve juste sous la peau est appelé hypoderme. Il ne fait pas véritablement partie de la peau, mais la relie aux structures sous-jacentes. Essentiellement composé de vaisseaux sanguins mais surtout de tissu adipeux (dont des cellules appelées adipocytes spécialisées dans l'accumulation et le stockage des graisses). Les graisses contenues dans les adipocytes constituent une réserve d'énergie, et sont donc remises en circulation via la voie veineuse lors d'un effort physique intense ou lors de déficience en apport énergétique. Ces graisses participent également à l'isolation thermique et à l'absorption des chocs. Les cellules adipeuses de l'hypoderme renferment également un pigment orangé appelé carotène, qui participe à la protection contre les rayons solaires et à l'élaboration de la couleur de la peau.

ou potentiel d’Hydrogène

Ces deux lettres expriment l’équilibre acide-base que l’on trouve dans ou sur la surface d’un milieu. Le pH 7 exprime la neutralité parfaite (pH de l’eau). Au-dessus le milieu est alcalin, en-dessous il est acide. Le pH de la peau varie en fonction des régions : de 4 sur le cuir chevelu à 6 dans les plis. Ce pH acide lui permet de mieux se défendre contre les bactéries, il est donc important de le respecter.

Les savons sont alcalins, au contact de l’eau leur pH est proche de 9-10 et augmente ainsi le pH de la peau. Le plus souvent le film hydrolipidique permet une reconstitution du pH physiologique en moins d’une demi-heure mais lorsque la peau est sèche et fragilisée, cela peut prendre quelques heures. En eau calcaire le savon favorise la précipitation des sels de calcium et de magnésium insolubles qui rendent la peau terne.

Le film hydrolipidique, composé de sébum (et autres lipides), de sueur (qui contient entre autres des acides aminés), d'eau et de cellules mortes issues de la kératinisation, est un bouclier face aux agressions extérieures, et joue un rôle essentiel dans l'elasticité et la souplesse de la peau. Grâce à son pH acide, il empêche la prolifération de microorganismes.

Les échanges avec l’extérieur s’effectuent à travers :

  • la couche cornée
  • les orifices de l’appareil pilo-sébacé
  • les orifices de l’appareil eccrine

Les plus grosses molécules choisiront ces orifices mais la majorité des produits est absorbée à travers la couche cornée qui bien qu’imperméable n’est pas impénétrable. La couche cornée comprend deux compartiments, l’un hydrophile qui attire les produits contenant de l’eau, l’autre lipophile qui attire les produits contenant des graisses. Plusieurs circonstances modifient les conditions d’absorption. L’état d’hydratation de la couche cornée joue un rôle très important : plus elle est hydratée plus l’absorption est grande. C’est pourquoi il faut toujours se sécher les mains après un lavage pour éviter d’augmenter la pénétration de produits externes dans la peau. Dans le sens inverse, de l’eau provenant du derme s’évapore à la surface du derme.

Pour permettre à certains produits médicamenteux ou cosmétiques d’avoir une meilleure action, on peut modifier les facteurs de pénétration de la peau. On peut décoller la couche cornée en partie, par exemple en effectuant un gommage qui rendra la couche cornée plus fine. On peut appliquer des produits chimiques tels l’acide salicylique et l’urée qui modifient les propriétés de la peau. En cosmétologie, les produits actifs sont mélangés à des excipients en général lipophiles, qui ont une bonne pénétration épidermique.

La peau respire de l'intérieur : son oxygénation se fait par le système circulatoire.

 

L'hématose est l'oxygénation du sang au niveau des poumons. Il s'agit de la transformation du sang veineux riche en CO2, en un sang artériel riche en O2. Ce sang vient oxygéner les cellules de la peau et leur apporter des nutriments..

 

Une quantité quasi-inexistante d'oxygène de l'air est aussi absorbée directement par la peau, qui ensuite rejette du gaz carbonique. C'est la respiration cutanée. Cependant ce type de respiration est un processus insignifiant chez l'homme, l'apport en oxygène se faisant presque exclusivement de l'intérieur.

 

À 20 ans, la teneur en oxygène de la peau atteint son niveau maximum. Cette dernière est alors ferme, lisse et souple. À 30 ans, son taux diminue de 25 %. À 40 ans, son taux a déjà bien souvent diminué de 50 %.


Lorsque les cellules de la peau manquent d'oxygène, leur processus de renouvellement se fait moins bien. Oxygéner la peau permet donc d'augmenter la vivacité des cellules et leur régénération.

 

Depuis plusieurs années, de nouveaux cosmétiques et soins oxygénants voient le jour et jouissent d'une grande popularité. Scalpel et injections se voient désormais concurrencés par des traitement à base d'oxygène pressurisé aui agirait sur le renouvellement cellulaire et la régénération de la peau.


Plus simplement, l'activé physique joue un rôle primordial dans l'oxygénation et l'irriguation en profondeur des tissus. Elle permet l'accélaration du drainage lymphatique, la circulation de retour se fait mieux et la peau gagne en fermeté et souplesse.

 La couleur de la peau est due à la répartition en surface de quatre pigments :

la mélanine : (contenue dans les mélanosomes qui sont fabriqués par les mélanocytes) : brun. 2 types de mélanine : phaeomélanine (jaune) et eumélanine (noire)

le carotène : jaune/orange

l’oxyhémoglobine : (dans le sang artériel) : rouge

la carboxyhémoglobine : pourpre ou la couleur bleue des veines L’albinisme advient lorsque le sujet ne produit ni de mélanine ni de carotène.

Le nombre de mélanocytes varient selon les différentes parties du corps chez un même individu. Ainsi, leur densité est de 2000/mm2 pour la peau du visage, et de 1000/mm2 pour celle du corps. Par contre, ils sont produits de manière égale dans toutes les populations humaines. Les différences de couleur entre les individus dépendent de la qualité et de la quantité des mélanosomes (produits par les mélanocytes). Par exemple, chez les populations noires les mélanosomes produits sont plus larges et leur contenu mélanique plus dense. Chez un sujet asiatique, chaque mélanocyte contient 5 fois plus de mélanosomes que chez un sujet de race blanche, et chez un sujet noir, il contient 8 à 10 fois plus de mélanosomes. De plus chez une personne noire les mélanosomes étant plus larges, ils résisteront mieux aux enzymes qui agissent sur leur enveloppe lors de la migration des kératinocytes vers la couche cornée. Ainsi, ils arriveront quasi intacts et la coloreront davantage