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Le vieillissement

La médecine actuelle classifie la peau en 6-7 groupes de phototypes :

 

  • Phototype 0 : sujets albinos.

Ils sont dépourvus de pigmentation cutanée. Catégorie très rare d'individus ne pouvant s'exposer à la lumière sans que leur peau soit gravement brûlée.

  • Phototype 1 : sujets roux

Peau TRES CLAIRE, CHEVEUX ROUX (ou blonds platine), tâches de rousseur qui apparaissent très rapidement en cas d'exposition. Sujets très sensibles au rayonnement et, donc, plus susceptibles de souffrir de brûlures, d’érythèmes, de vieillissement, voire d’un cancer de la peau.

  • Phototype 2 : sujets blonds/châtains clairs.

Peau TRES CLAIRE, qui peut devenir hâlée, cheveux blonds ou châtains clairs, tâches de rousseurs qui apparaissent au soleil.

  • Phototype 3 : sujets blonds/châtains.

Peau CLAIRE, mais qui bronze facilement, cheveux blonds ou châtains, peu ou pas de tâches de rousseur.

  • Phototype 4 : sujets châtains/bruns.

Peau MATE qui bronze très facilement, cheveux châtains ou bruns, aucune tâche de rousseur.

  • Phototype 5 : sujets méditerranéens.

Peau naturellement PIGMENTEE.

  • Phototype 6 : sujets noirs.

Peau NOIRE.

 

Les différents rayonnements solaires et leurs effets sur notre peau

 

 

- Les rayons visibles (40% du rayonnement qui pénètre notre peau).

Composé des sept couleurs de "l'arc en ciel", ce rayonnement a peu d'effets biologiques sur la peau. Seul le bleu, qui n'est pas arrêté par le cristallin, peut provoquer des brûlures sur la rétine. Les effets du rayonnement visible ont surtout une influence sur l'horloge biologique et le rythme de vie.

- Les infrarouges (50%).

Ils sont partiellement arrêtés par les nuages mais non pas par le verre et les matières plastiques transparentes, d'où l'utilisation des serres.

Les infrarouges pénètrent profondément dans la peau jusqu'à l'hypoderme où ils provoquent une dilatation des vaisseaux et réchauffent l'organisme. Cette dilatation augmente la composante rouge au sein des quatre couleurs qui composent la carnation, d'où l'apparition d'une rougeur (érythème). L'augmentation de la chaleur cutanée entraîne une sudation réflexe destinée à évacuer le trop plein de chaleur.

Les recherches de ces dernières années semblent indiquer que les rayons infrarouges ont de multiples bienfaits sur le corps humain.

- Les ultraviolets (10%)

Les UVC, mortels pour l'homme, sont arrêtés par l'ozone et l'air.

Les nuages et le verre n'arrêtent pas les UVA. Les nuages arrêtent peu les UVB, par contre le verre les filtre complètement.

UVA et UVB ont un rôle biologique majeur.

Les UVA :

Longtemps considérés comme inoffensifs, ils sont en réalité les principaux responsables du vieillissement cutané appelé photovieillissement cutané.

Ils pénètrent presque jusqu'à l'hypoderme, et délivrent (par la formation de radicaux libres) de grandes quantités d'énergie qui altèrent les structures traversées. Les fibroblastes sont endommagés, ce qui entraîne une diminution du nombre et de la qualité des fibres qu'ils fabriquent. Ils détruisent aussi directement les fibres de collagène et d'élastine. Le destruction des fibres débute dans la partie superficielle du derme puis gagne progressivement en profondeur. Les fibres normales sont peu à peu remplacées par des substances acides qui retiennent mal l'eau. Le sang circule mal dans les vaisseaux capillaires dont la paroi est épaissie. De plus, les glandes sudoripares disparaissent progressivement, et les glandes sébacées grossissent mais ne sécrètent plus correctement leur sébum.

A un stade plus avancé, l'épiderme, épuisé par la lutte contre les radicaux libres s'amincit. Les mélanocytes et les cellules de Langerhans disparaissent peu à peu. Les mutations survenant dans les noyaux des kératinocytes entraînent des modifications de leur morphologie et l'apparition d'états précancéreux.

Les UVB :

Ils agissent principalement sur l'épiderme et sont les principaux responsables du coup de soleil.

Les UVA peuvent aggraver un érythème actinique initialement induit par les UVB. ILeur rayonnement est d’autant plus forts que l’altitude est élevée, c’est pourquoi il faut faire particulièrement attention aux coups de soleil en haute montagne. La quantité d’UVB délivrée dépend également de la longitude et de la latitude des pays et surtout de l’heure de la journée. Ils sont arrêtés par le verre et absorbée en partie par la couche cornée.

Les UVB permettent la synthèse de la vitamine D.

L’organisme dispose de deux sources de vitamine D. La première est alimentaire. Il existe dans l’épiderme le 7 dihydrocholestérol d’origine alimentaire (poissons gras, œufs, beurre, huile de foie de morue…) qui, sous l’action des rayons ultraviolets B, se transforme en vitamine D3 (cholécalciférol), pour être ensuite activée dans le foie et les reins. La vitamine D est également synthétisée par l’organisme sous l’effet d’une exposition au soleil. Les rayons UVB transforment le cholestérol en vitamine D3. Cette vitamine active joue un rôle fondamental dans la régulation du calcium : plus de 90 % de cette vitamine provient de la peau. La vitamine D est nécessaire au maintien des taux de calcium et de phosphore dans l’organisme. En cas de carence, le calcium est mal absorbé par le tube digestif, ce qui entraîne une mauvaise calcification des cartilages de conjugaison et un trouble de minéralisation chez l’adulte.

Les mélanocytes présents dans l’épiderme synthétisent la mélanine qu’ils transfèrent vers les kératinocytes. Cette synthèse s’opère en permanence mais sera fortement augmentée sous l’effet des ultra-violets B.

Ces mélanines qui sont à l’origine du bronzage ont un pouvoir d’absorption des ultraviolets et protègent ainsi la peau des radiations du soleil. Ainsi, Il faut d'un peu d'UV pour se défendre des UV eux-mêmes.

 

Le coup de soleil est déclenché principalement par les UVB, entre 6 et 24 heures après l’exposition. Il est la conséquence d'une souffrance brutale des cellules de l'épiderme et du derme, qui entraîne la libération dans les tissus de substance inflammatoires. Dilatation des vaisseaux capillaires du derme et une destruction brutale des kératinocytes (d'où la peau pelée quelques jours plus tard). Certains kératinocytes survivants présentent des mutations et peuvent par la suite se transformer en cellules précancéreuses. Ces cellules transformées peuvent ultérieurement donner naissance à de véritables cancers si les systèmes de défense locaux ont totalement disparu, ce qui survient fréquemment après des années de surexposition solaire. Les mélanocytes sont également susceptibles de se transformer en cellules cancéreuses à l'occasion des ces coups de soleil, donnant alors naissance à un mélanome.

Le bronzage est déclenché par l'exposition aux UVB.

Les UVA provoquent une pigmentation passagère le premier soir de l'exposition qui correspond à l'oxydation des pigments mélaniques pré-existants mais ne protègent pas contre les UVB. Le véritable bronzage commence environ 48h après l'exposition. Les mélanocytes se multiplient synthétisent plus de mélanine et la distribuent largement aux kératinocytes. L'augmentation de mélanine et les kératines de la couche cornée filtrent les deux tiers des UVB. L’eumélanine d’une peau noire est plus protectrice est absorbe jusqu’à 90% des UVB. Ainsi, on peut observer des carences en vitamines D chez des personnes noires qui vivent dans des régions peu ensoleillées. Etant filtrés à 90% les UVB ne peuvent déclencher la synthèse de la vitamine.

La peau contient également des antioxydants (vitamine C, carotène...) et des oligoéléments (zinc, sélénium...) qui participent à la lutte contre les effets néfastes des UV. Mais les UVA et UVB entraîne une diminution des défenses immunitaires de la peau, ainsi avec le temps les cellules de Langerhans se transforment et diminuent. Elles ne peuvent plus assurer convenablement l’élimination des cellules cancéreuses.

Les UV déclenchent également la formation de radicaux libres qui s’attaquent aux lipides qui constituent la membrane de la cellule ainsi qu’à son ADN. Si les UV atteignent les kératinocytes dans la couche basale, un cancer de la peau peut se développer. Les mélanocytes, eux, peuvent dégénérer en mélanomes malins.

Le capital solaire

C'est la quantité totale de soleil que la peau peut accepter avant de développer des signes de vieillissement dû au soleil (héliodermie), et des cancers cutanés. Il est variable d'une personne à l'autre, surtout en fonction de son phototype. Notre capital soleil n’est pas renouvelable, lorsqu'il est épuisé, la peau ne peut plus se protéger contre les agressions du soleil, et les cellules endommagées ne peuvent plus être réparées.